Le jour où j’ai décidé d’sourire

Non, c’est pas l’jour où j’me suis fait retirer les broches que j’ai eu dans la bouche pendant deux ans pis qui avaient coûtées les yeux d’la tête. Quoique j’souriais pas mal plus, après.

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J’parle pas d’sourire à pleines dents en s’promenant dans la rue, j’parle de «sourire» de façon métaphorique. En fait, j’parle d’être heureux (heureuse, dans mon cas).

Le jour où j’ai décidé d’sourire… Bon. On s’entend que j’me suis pas réveillée, un matin quelconque, avec un cheese étampé dans face pis un surplus d’bonheur dans l’coeur. J’me suis pas non plus couchée, un soir, après avoir vécu une journée horrible, en m’disant: «À partir de demain, j’arrête de m’en faire pour rien.» J’en suis seulement venue à m’poser une simple question, à un certain moment: «Est-ce que j’préfère être optimiste ou pessimiste?» La réponse était plutôt évidente.

On sait tous ce qu’est un down, aussi connu sous les noms de: tristesse, déprime, blues, cafard, vague à l’âme, morosité, bla, bla, bla. Appelez ça comme vous voulez, peu importe, on feel pas bien quand ça nous arrive. Monsieur et Madame Tout-le-monde en sont victimes et y’a pas grand chose qu’on puisse faire pour l’éviter. Par contre, y’a bel et bien une chose sur laquelle on a l’contrôle: notre perception. Et c’est sûr que, si on voit toujours tout en noir, on est complètement aveuglé par le négatif qui habite nos journées. Pis après on est encore plus down. On veut pu rien faire, on est lâche, on écoute d’la musique triste. J’suis d’accord pour dire que la vie est pas toujours rose, on est pas dans la toune d’Édith Piaf, mais c’est possible d’alléger l’regard qu’on porte sur les situations qu’on vit. On s’sent pas mal mieux dans ç’temps-là.

J’étais du genre à m’en faire pour les mauvais p’tits détails qui, dans l’fond, avaient pas vraiment d’importance. Jusqu’à ç’que j’choisisse de m’concentrer sur les autres p’tits détails que j’avais tendance à ignorer, ceux qui m’remontaient l’moral. Tranquillement, j’ai commencé à voir le bon côté des choses la majorité du temps.

J’ai fini par me rendre compte que l’bonheur vient à ceux qui l’cherchent pas, et qu’y vient pas à ceux qui ne l’accueillent pas. J’pense qu’au moment où tu réalises qu’y’a pas une seule vie d’parfaite, tu acceptes que la tienne aura, elle aussi, ses phases mouvementées. Et quand tu l’acceptes, t’appréhendes moins les moments où tu vas foncer dans un mur. Pis t’es beaucoup plus heureux.

«Le bonheur n’est pas une destination, mais une façon de voyager.»

Sages paroles, ma chère Margaret Lee Runbeck. J’aurais pas pu dire mieux.

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