Insérer un éternuement ici

Nous sommes présentement à mon temps préféré d’l’année (bien noter le sarcasme ici), celui où j’ai envie d’faire sortir mes yeux d’leurs orbites, d’arracher mon nez pis d’me râper l’fond d’la gorge. Oui, vous aurez compris, c’est bel et bien la saison des allergies.

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J’me promène dans la rue pis j’fais des grimaces aux passants involontairement. Y s’demandent tous pourquoi j’suis aussi impolie et doivent se dire que j’suis bizarre à plisser tous les muscles de ma face pour tenter d’éliminer l’espèce de chatouillement constant que j’ressens sur chaque portion d’mon visage qui est exposée au pollen pis à toutes les affaires printanières qui déclenchent ces fichus symptômes-là. Je vis un enfer.

J’entre dans un lieu public et tous ceux qui sont présents s’éloignent de moi automatiquement. J’pas capable de respirer comme du monde, j’éternue pis j’tousse pour essayer d’gratter l’fond d’mes poumons. J’ai l’nez tout rouge, j’ai vraiment pas l’air bien. À voir la réaction des gens, ça doit être écrit «MALADE» sur mon front, en grosses lettres noires (sûrement en majuscules, aussi, et en caractères gras). Je peux voir dans leur regard que des lettres et des chiffres effrayants résonnent dans leur esprit: H1N1, H1N1, H1N1…

Bein non, gang. J’suis pas contagieuse, j’vous donnerai pas la grippe du cochon. C’est juste des allergies. Pas d’inquiétude à avoir. Y fait encore tellement peur à tout l’monde, ce virus-là…

J’ai l’nez bouché à mort, c’est comme si j’avais l’trafic de Montréal de pogné dans les sinus. Ma bouche est la seule issue qui m’permet d’respirer (donc, de vivre). Résultat: j’ai d’la misère à dormir, on comprend rien quand j’parle parce que ma voix sonne comme Donald Duck pis j’pas capable de manger sans être essoufflée.

Quand j’ai pas deux bouchons à la place des narines, mon nez se change en robinet. À la maison, j’trimballe ma boîte de Kleenex avec moi à longueur de journée comme si ma vie en dépendait: de ma chambre au salon, du salon au bureau, du bureau à la salle de bain. Il ne faut surtout pas que j’la perde parce que sinon j’vire folle, j’me transforme en Gollum pis j’reproduis une scène du film Le Seigneur des Anneaux à ma façon, version boîte de mouchoirs en papier:

– Je l’ai perdue… Non… Non!

– Qu’as-tu perdu?

– Mon… PRÉCIEUUUUUX!

J’exagère à peine.

Le temps est long. Ça finit pu d’finir. J’ai l’nez qui pique pis qui rougit de plus en plus chaque jour.

On s’entend que, le pollen, c’est pas vraiment quelque chose que j’peux contrôler. À moins d’complètement changer mon mode de vie pis d’commencer à vivre en ermite, la seule chose que j’puisse faire, c’est de demander à Mère Nature qu’elle calme sa maudite végétation, en espérant que ç’te madame-là existe pour vrai pis qu’elle entende mes prières. Mais, c’est drôle, j’suis sceptique.

Le seul espoir qui m’reste, c’est d’prendre des p’tites pilules pour diminuer les symptômes qui m’transforment en guenille. Parce que vous devinerez qu’essayer d’me râper l’fond d’la gorge et d’m’arracher l’nez avec des pinces, ce ne sont pas des solutions envisageables.

Y m’reste juste à attendre que ça passe.

«Patience» est le mot d’ordre en cette période de nez congestionnés.

Pis une fois qu’c’est terminé, on dit pas «Adieu!» à nos allergies, on leur dit: «À l’année prochaine!».

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