Kaléidoscope

À nous deux, on forme un kaléidoscope, dans l’fond.

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Notre relation est comme un kaléidoscope.

Bein oui, je l’sais. Tu t’demandes ç’que j’dis là, encore. «Toué pis tes fucking métaphores toujours cherchées trop loin», qu’tu m’dis tout l’temps.

J’m’excuse.

Non, ç’pas vrai. J’m’excuse pas pantoute.

J’suis d’même pis tu l’savais, ça, quand tu t’es embarqué dans une pseudo-relation-d’couple-un-peu-quétaine avec moi. J’te l’avais dit.

J’t’ai dis : «J’suis pas toujours un cadeau, j’ai d’la misère à m’exprimer fa’que des fois j’dis 1 876 mots quand j’pourrais en dire juste 3.»

T’as trouvé ça drôle pis tu m’as dit qu’ça t’dérangeait pas, que t’aimais ça, même.

Tu m’as dit qu’tu m’aimais, j’t’ai dit qu’moi aussi.

J’savais pas dans quoi j’m’embarquais, ç’te journée-là.

Bref, notre couple, ç’t’un kaléidoscope.

Si on pouvait regarder notre amour au microscope, on verrait plein d’sentiments qui s’entremêlent, des mélanges de couleurs fuckés, des cœurs à l’envers, des « j’t’aime-moi-non-plus » pis plein d’affaires pas claires.

Parce que y’a juste rien d’clair, dans notre affaire.

J’suis tannée. J’voudrais m’en aller, mais j’peux pas.

Je l’sais qu’ça sonne cliché, mais t’es pire qu’une drogue. Tu m’as injecté d’l’amour dans les veines. Tu m’as rendu accro.

Un vrai poison, c’est ça qu’t’es.

Depuis, dans ma tête, y’a tout qui s’mélange.

Y’a des démons qui s’cachent pis des émotions qui bouillonnent.

Y’a toi qui fout l’bordel.

Ma vie, on dirait un casse-tête pas faisable. P’t’être même qu’y manque des pièces, j’sais pas trop.

J’vois pus clair.

Comme à travers un kaléidoscope.

Ça donne même un peu mal au cœur des fois.

Y’a des matins où j’me réveille pis j’me sens « lendemain d’brosse », mais sans la brosse. C’est juste parce que ça m’a trop brassé dans tête pendant la nuit, faut croire.

J’sais pas trop ç’que j’veux, pis toi non plus d’ailleurs. On est comme deux girouettes qui switchent tout l’temps d’bord.

« J’t’aime aujourd’hui, mais pas demain », ça pourrait être notre devise.

Des fois, j’te crois même pas quand tu m’dis « J’t’aime ». T’façon, « j’t’aime », ça veut rien dire. « Je t’aime », c’est bein plus vrai.

Soit vrai.

Avec moi.

Anyway, ‘faudrait qu’notre amour le soit.

Mais on est mêlé.

Notre amour est mêlé.

Encore plus mêlé qu’un jeu d’cartes.

Tu penses pas qu’y serait temps d’remettre de l’ordre dans l’bordel? Qu’y serait temps d’rassembler les pièces du casse-tête? Temps d’faire le ménage dans tout ç’qui nous kaléidoscopise la vie?

J’ai longtemps préféré rester tuseule, voulant pas m’engager dans des histoires de coeur.

C’est toi qui a été l’EpiPen contre mon allergie à l’amour. Mais, finalement, j’tais mieux avant.

Parce que, avant, ç’tait clair.

Tout était clair.

J’voyais clair.

Y’avait rien pour brouiller ma vie.

J’vivais pas mes jours dans un kaléidoscope.

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