Au revoir et à jamais

Tu veux partir, déjà.

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On s’est rencontré un soir où tout l’monde était heureux.

Un soir de fête.

Chez moi, on t’attendait pour commencer l’party.

J’te connaissais pas encore, j’savais pas trop à quoi m’attendre. Et j’ai toujours eu d’la misère à ouvrir les bras à l’inconnu. Mais tout l’monde avait tellement hâte de t’voir que j’me suis dit qu’tu devais pas être si pire que ça.

Fidèle au poste, tu t’es pointé l’bout du nez à l’heure exacte qu’on t’avait invité.

À ton arrivée, j’ai tout d’suite su que j’voulais faire un bout d’chemin avec toi.

C’est à ce moment-là que tout a commencé.

J’ai l’impression que ça fait tellement longtemps. Mais en même temps pas vraiment.

T’es entré dans ma vie au bon moment.

Tu m’apportais beaucoup d’bien.

On a vécu plein d’belles choses ensemble.

J’ai grandi au travers toi.

Un jour, tu m’as dit qu’t’allais devoir me quitter. Pas tout d’suite mais plus tard.

J’t’ai dit qu’ça m’dérangeait pas, j’aimais ç’qu’on avait alors j’profitais du moment présent sans trop penser plus loin.

J’avais pas eu l’temps d’m’attacher encore fa’que ça changeait rien à ma vie qu’tu t’en ailles.

Pas encore.

Mais, v’là pas si longtemps, j’ai senti qu’ton départ approchait.

Pis j’voulais pus qu’tu partes.

Ça sentait les adieux à plein nez. Notre relation avait changée.

Les deux, on était un peu tristes.

Les jours avançaient pis j’avais l’pied su’l frein. J’aurais voulu arrêter l’temps parce que, depuis que j’savais qu’on allait bientôt être séparés, les secondes filaient trois fois plus vite que la normale.

Ou peut-être que c’était juste une impression.

J’t’en ai parlé parce que j’commençais à avoir peur.

Peur de t’perdre.

Tu m’as dit que j’méritais mieux.

Que tu partais pour faire place, dans ma vie, à des moments encore meilleurs.

J’t’ai cru, parce que j’te faisais confiance.

J’ai eu moins peur.

Et maintenant, on y est.

L’heure approche. Les adieux sont proches.

J’ai l’cœur gros.

Mais tout l’monde est heureux.

J’essaie de l’être aussi.

Parce que c’est soir de fête.

J’entends tout l’monde faire le décompte de ton départ.

3, 2, 1, 0. J’te dis au revoir et à jamais.

Tu t’appelais 2014.

Pis t’es parti.

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