Collabo: Aurores boréales

Texte écrit par Jean-Christof Cloutier-Ross.

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En pleine séance de procrastination, j’me fais dire qu’il y a des aurores boréales dehors. Je fais un sauvetage de ma petite sœur, séquestrée chez Morphée, et je pogne une grosse couverte, histoire de nous protéger du dur froid de l’hiver estival du Québec. Ma façon de dire qu’il pourrait faire plus chaud des fois.

On s’apprête donc à s’écraser comme ça pendant une bonne heure sur le toit de ma maison, à simplement regarder le ciel. Mais dès la première seconde, le vent solaire qui illumine la toile céleste embrase notre imagination. Le voile blanc qui danse au-dessus de nos têtes se métamorphose en dragon, en lama, ou bien en Kim Jung Un en personne! (Poésie wow)

Entre une pointe de pizza froide et des sandwichs à la crème glacée pro-diabète de type 2, on discute de mythologie, de religion et de dogmes… Pis j’remarque à quel point ma sœur est intelligente. Pas que je l’savais pas avant, non. Mais c’est juste la première fois que j’ai eu une discussion aussi profonde avec. Sans chamaille, sans référence à nos différends.

Une discussion que tous devraient vivre avec tous, je crois. Juste un p’tit moment de paix pour apprécier notre existence de pauvres mortels.

Je ne suis pas vraiment superstitieux, mais j’aime toujours m’essayer à faire un vœu à des 11h11 ou à des heures difficilement symboliques. Ce soir, j’ai vu deux étoiles filantes. Alors bien entendu, j’ai fait deux vœux. Le deuxième, j’ai souhaité que ma sœur voit une étoile filante à son tour deux minutes après la formulation de mon vœu. Le pire c’est que ça a marché.

Mais le pour premier vœu, j’ai pas été très original. J’ai pris le même vœu que je fais depuis que j’ai compris que demander un Millenium Falcon en Lego, ça ne marcherait jamais. J’ai souhaité d’être heureux pour le restant de mes jours. Ouais, c’est vraiment con. Ça risque de finir en quote « justgirlythings », un peu au même titre que les menstruations.

Mais bref, être heureux pour le restant de mes jours. C’est tellement pas compliqué qu’en fait je le souhaite à carrément tout le monde. Parce que ce soir, j’ai compris que le bonheur n’était pas l’appréciation des p’tits moments de la vie quotidienne. Non. Pour être heureux, je ne crois pas qu’il faille suivre les discours de complaisance à la routine de Conneries Qc.

Certes, il faut apprécier son quotidien, le savourer comme son dernier jour sur Terre. Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est d’oser le briser. Se donner le droit de partir en voyage sur un coup de tête. S’autoriser à faire du parachute après avoir eu l’idée la veille.

Mais surtout, de vivre. Tenter la grandeur. Faire nos choix et suivre nos passions sans s’infliger le poids de l’anxiété en appréhendant le futur. Le monde doit se donner cette liberté.

Bref, ce soir j’ai écrit un texte beaucoup trop long pour dire que j’ai bouffé un sandwich à la crème glacée en regardant des aurores boréales avec la meilleure p’tite sœur du monde.

Pis on s’est même pas brossés les dents.

Bonne nuit.

jean-christof-cloutier-ross

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