Mais non, promis

T’es la seule promesse que j’ai d’la misère à tenir.

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On avait un deal.

« Si on développe des feelings, on arrête. Y faut pas qu’on s’attache. »

On avait croisé nos p’tits doigts entre deux frenchs de sentiments-à-l’eau-d’rose-refoulés qui ont fait voler des presque-papillons dans l’fond d’mon estomac vide d’affection depuis trop longtemps.

Depuis, j’te jure que j’essaie d’tenir ma promesse.

L’affaire c’est qu’la place où j’suis l’mieux sur la planète c’est dans tes bras, t’es comme mon pays préféré où j’pars m’évader quand j’suis pus capable, la place où j’pars en voyage même si t’es jamais trop loin.

Mais non, promis, j’m’attache pas.

C’est que j’aimerais ça qu’tu sois avec moi tous les soirs, on est même pas obligés d’se coller trop fort, juste être ensemble ça comblerait mon manque d’attention mon manque de toi, m’semble que ç’t’une routine que j’aimerais même si d’habitude j’déteste faire la même chose à tous les jours.

Mais non, promis, j’m’attache pas.

C’est qu’tes mots m’font capoter même si y veulent pas toujours dire grand chose, ça doit être ta façon d’les enchaîner comme la plus belle des chansons, ça fait fondre mon dedans pas-amoureux-pantoute-mettons, mon coeur s’transforme en flaque d’eau chaque fois qu’tu prononces mon nom trop rare que j’haïs.

Mais non, promis, j’m’attache pas.

L’affaire c’est qu’j’ai toujours espoir que tu puisses m’aimer un peu, p’t’être pas aujourd’hui mais p’t’être demain.

Mais non, promis, j’m’attache pas.

L’affaire c’est que parmi tout l’monde, parmi tous les gens qui existent qui vivent qui aiment qui respirent, j’ai choisi toi pour combler mon manque d’affection-avec-pas-d’sentiments, m’semble que ça doit vouloir dire qui s’passait déjà un p’tit de-quoi bizarre en d’dans d’moi, une réaction chimique que j’comprends pas dans mon coeur que j’ferme à double tours.

Je l’sais, j’t’en ai trop fait des promesses.

Mais bon, tant pis.

Y’est trop tard maintenant j’peux pus reculer.

J’te l’dirai pas parce que j’veux pas qu’notre peu-importe-ç’qu’on-est s’arrête, mais j’me suis attachée.

J’te l’dirai pas quand tu vas me l’demander, j’vais juste réciter mon texte, celui que j’connais par coeur, « mais non, promis, j’m’attache pas », pis ravaler le « p’t’être que j’t’aime un peu finalement » qui m’brûle les lèvres pis l’fond d’la gorge.

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