Collabo: Prend ma main pis à trois on court

Texte écrit par Frida.

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« Prends ma main pis à trois on court. »

1, 2, 3….

J’le fais encore t’sais.

Je monte en haut en haut pis après j’fais juste fermer les yeux.

Doucement j’compte jusqu’à trois.

Dans ces trois secondes de rêves, ce trois secondes de paix-quasiment-comme-si-rien-n’était-arrivé, dans ces trois petites secondes où toutes mes pensées s’taisent, c’est comme si t’étais là. Je peux presque sentir ta main qui frôle la mienne, comme une question. « Prête ? »

Encore, comme la première fois, comme à chaque fois, ma réponse c’est oui.

Oui, oui, oui pis nos doigts s’emmêlent pis on se sourit.

T’es tellement beau avec ton sourire un peu croche pis tes yeux rieurs qui en se plissant, deviennent deux fentes qui m’empêchent de voir la grande forêt de mousse au fond de tes yeux.

J’entends ton rire dans ma tête pis j’me surprends même à entendre le mien.

Ici. Pour vrai. Toute seule en haut des marches.

Asti qu’on était beau.

Alors doucement, en canon avec ta voix, qui résonne dans ma tête, je compte.

« 1, 2, 3… »

Pis j’cours.

Je dévale les marches de l’escalier en courant aussi vite que j’peux. Y’en a 268. Je le sais, c’est toi qui me l’as dit.

En courant, en partant d’en haut en haut du building pis en descendant à toute vitesse comme on faisait, avant, c’est comme si t’étais là.

Fa’que j’m’accroche à ce petit moment-là.

Ma vue s’embue, ça goûte salé sur mes lèvres mais je continue à courir.

En poussant la porte, je m’effondre par terre.

J’crie ton nom mais même si y’avait quelqu’un dans s’te rue là à 3h du mat, personne pourrait m’entendre tellement j’ai la gorge serrée par une grosse boule de toi, une grosse boule de toi et moi qui me pogne au font de la gorge dès que je pense à toi.

Dès que quelqu’un prononce ton nom.

Alors j’pleure un peu plus, ou j’meurs un peu plus mais franchement, j’vois pus la différence.

J’me retrouve couchée sur le sol à regarder les étoiles pis à leur crier ton nom, leur demander c’que j’ai fait pour qu’elles te volent a moi.

J’en veux au ciel, aux étoiles, au monde entier.

J’t’en veux à toi.

Fuck.

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