Un matin en mode survie

Parce que des fois ça va pas.

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Les pires matins c’est ceux où on s’réveille encore ben buzzée du sommeil mais de bonne humeur pareil comme dans les films sauf qu’au lieu d’avoir la face flawless à Cameron Diaz on a des plis d’oreillers-draps sur la joue droite pis on s’rappelle deux secondes après avoir ouvert les yeux qu’on s’est endormie en pleurant la veille parce que toute va mal c’pour ça qu’on a l’visage bouffi-rouge pas cute pantoute pis les paupières collées.

Pendant une seconde tu t’sens remplie d’sourires mais celle d’après t’es complètement vide du dedans d’coeur percé.

C’est comme une gifle en pleine face qui vient gâcher ton mood pis ta journée en même temps, ça rend tes draps encore plus attirants comparés à la réalité qui t’attend une fois qu’tu vas avoir mis les deux pieds dans tes pantoufles pis ta routine, tu veux pas prendre le risque de t’lever pis t’enfarger encore dans ta mauvaise humeur en essayant d’affronter une autre journée mais tu l’fais pareil anyway t’as pas trop l’choix.

C’est dégueu su’l moral quand tu feel tellement mal que même ton cache-cerne miracle a perdu ses pouvoirs magiques pour faire disparaître ta peau creusée-foncée fatiguée de d’ssours-de-zieux, « fvck off t’es trop scrappe pour que j’réussisse à t’arranger la face » c’est ça qu’y dirait si y pouvait parler ça décourage l’estime un brin.

C’est l’enfer quand tout devient une tâche, quand faire deux pas devient aussi essoufflant que d’courir un marathon, quand un lacet qui s’détache ou une toast qui tombe à terre du côté beurré est l’équivalent catastrophique d’une troisième guerre mondiale intérieure qui t’bombarde de larmes.

Ça fait mal un gros breakdown mental de tête qui pense trop, ça fesse du jour au lendemain sans qu’tu l’aies vu venir, ça t’crée une boule d’angoisse dans l’fond d’l’estomac qui veut pus partir.

Une maudite chance que ça dure jamais pour la vie, que les beaux moments finissent par peser plus que les mauvais dans la balance, une maudite chance qu’on survit.

Mais c’t’encore mieux quand on arrête de survivre pis qu’on commence à vivre.

Un jour on finit par toucher l’fond pis c’est à c’moment-là qu’on s’donne une swing a’ec nos pieds pour s’remonter.

C’est à c’moment-là qu’on arrête de gaspiller du temps précieux à s’demander quand on va enfin aller bien pis qu’on recommence à avoir le goût d’se dire « merci la vie » encore et encore et encore comme avant.

Au fond la réponse à « j’vais arrêter d’avoir mal quand? » c’est nous qui l’a entre les mains.

Pis moi j’suis tannée d’attendre, j’veux pas chercher plus loin, j’ai décidé qu’j’irais mieux dès demain.

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